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03 mai 2012

Second Tour des Elections Présidentielles - Première partie : Climat astrologique

Le second tour des élections présidentielles en France métropolitaine a lieu le Dimanche 6 Mai 2012, de 8h00 à 18h00 (horaires habituels d'ouverture des bureaux, 8h00-19h00 pour Paris et les grandes villes). Ce second tour se jouera entre les quatre candidats déjà évoqués dans plusieurs articles récents de ce blog :  Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy, François Hollande et Jean-Luc Mélenchon. Au premier tour la victoire de F.Hollande a été assez serrée contre le Président sortant, qui après tout avait contre lui d'une part son bilan, et d'autre part un carré du Soleil à son propre Soleil (Remise en cause de sa souveraineté. Suis-je le seul à estimer que le Président apparaît défait d'avance, et ne semble plus croire lui-même à son discours? Ou le profil bas est-il une nouvelle manœuvre politique dans les grands débats d'entre-deux tours?)

La seconde 'surprise' fut certainement le score élevé de la candidate du Front National (17,90%). Cette faveur populaire pour l'extrême droite, non justifiée par un fort taux d'abstention, comme l'indiquait bien la carte du premier tour (la participation a été assez importante), pourrait bien expliquer à elle seule le nombre de voix obtenues par M.Sarkozy, qui tend à compenser son manque de vision stratégique à plus ou moins long terme par une tactique de récupération systématique des thèmes du FN, au gré des sondages d'opinion. Souvenons-nous de cette récente Une du journal Libération. J'avais pour ma part confirmé, si besoin était, en comparant les thèmes astrologiques, qu'il en ressortait au contraire une incompatibilité criante entre les idées de Mme Le Pen et les valeurs Républicaines. N.Sarkozy ratisse large, par conséquent ses affirmations peuvent être parfois aussi hasardeuses qu'inquiétantes. 

Tentons aujourd'hui de dégager les traits saillants de l'étude de la carte événementielle de ce 6 Mai 2012, pour Paris, 19h00 (GMT+2). Puis nous la comparerons à celle des deux principaux candidats restants (MM. Mélenchon et Bayrou - centre et gauche antilibérale -  se rangeant aux cotés de F.Hollande). Un addendum pour Marine Le Pen sera cependant nécessaire, puisqu' elle n'a pas donné de consignes à ses partisans. 

Second Tour des Présidentielles, 06 Mai 2012, Paris, 19:00 (GMT+2)
Cette carte n'a qu'une valeur  indicative, dans la mesure où elle ne tient compte que de la métropole, mais si l'on exclut la prise en considération des angles et secteurs qui reflètent le lieu et le temps de référence avec exactitude, les positions planétaires, elles, varient peu d'un jour à l'autre, d'un continent à l'autre. Sa valeur symbolique, par contre, est toujours importante, puisque à Paris se trouvent les parlements et les ministères, c'est-à-dire les emblèmes républicains. 

Quel est le climat astrologique de ce second tour? Le premier point important est qu'on se situe dans une phase de Pleine Lune en Scorpion, le premier tour s'étant déroulé à la nouvelle lune précédente, en Taureau. La lune croissante (entre les deux tours) est traditionnellement considérée comme une période de conscientisation progressive. La situation qui, à la NL, apparaissait riche en possibilités mais aussi en incertitudes, se révèle dans sa totalité, puisqu'on connaît désormais les forces en présence et les enjeux. C'est donc aussi une période d'intégration intensive des concepts, et peut-être ainsi, en Scorpion, de leur profonde transmutation à la lumière de la conscience. Pleine, la Lune ne fait pas que dispenser la lumière du Soleil, elle brille en quelque sorte de sa lumière propre ; on affirme aussi son individualité. L'opinion populaire en Scorpion se dégage ainsi dans une certaine mesure des idées et notions qui lui sont dispensées, et les exprime à sa manière, révélant de fait sa propre liberté transformatrice. La Lune en Scorpion procède par destructions, il faut donc s'attendre à un 'vote sanction', en espérant qu'il ne s'agisse pas plutôt d'une nouvelle autopunition collective, résultat de décisions impulsives, prises dans l'urgence (Me/Sa, Ur/Pl, Bél). D'autant plus à craindre est cette dernière éventualité que cette journée est placée sous la maîtrise de Mars et Mercure (affirmation de la force) et que Mercure est affligé par Saturne. Reinhold Ebertin décrit ainsi le mi-point VE=MA-UR : "Forte émotivité passionnelle". (C.D.I.A)

L'opposition Lune/Jupiter, à l'inverse du 22 Avril, peut indiquer le besoin de combattre une certaine réticence à se déplacer, la nécessité de vaincre une tendance à rester chez soi (Jupiter en Taureau exagère les besoins de confort matériel propres au signe). Elle montre aussi la prise de conscience (PL) qu'il peut être important de dépasser les aspirations de base à la possession ou à la stabilité matérielles (axe II/VIII), en particulier lorsque il existe des menaces contre l'intégrité (Pluton, second maître de la Lune, est non seulement semi-carré à la Lune mais aussi rétrograde et carré à Uranus). Le danger d'une faible participation est d'autant plus grand que le semi-carré Jupiter/Uranus peut signifier que l'expression du besoin d'une réforme en profondeur (Me-Ur/Pl) présente au premier tour n'est plus nécessaire ici. L'abstention massive conforterait les puissances d'inertie à l’œuvre dans cette carte : L'axe structurel IV-X est en signes fixes, et il y a une prépondérance de planètes en Terre, surtout Mars et Pluton maîtres de la Lune. Uranus en Bélier maîtrise le Fond du Ciel, soulignant la perpétuation d'une tradition contestataire, mais rappelons qu'il est affecté par Pluton (les pouvoirs de l'ombre, les corporations, la puissance financière), et que la Lune, maîtrisée, se trouve précisément dans un secteur financier.  

Saturne Rétrograde s'opposant à Mercure sur l'axe cardinal Balance-Belier (et transitant le Neptune de la République, les idéaux des Lumières) indique toutefois que le message qui passera ce jour-là sera dans le meilleur des cas le fruit d'une profonde réflexion, fondée sur une expérience généralement partagée. On votera en tirant les conséquences d'un passé suffisamment intégré (Pleine Lune). Mais dans le pire des cas c'est encore l'abstention, l'entrave de l'expression, qui risque d'imposer un retour à un système de valeurs obsolètes ou pire, à des idées rigides et rétrogrades. Saturne est toutefois bien aspecté (maîtrisé par Vénus en Trigone) et en position d'arbitre, il est d'avantage ici l'astre de la Sagesse qui préside aux destinées des peuples que le dévoreur des mondes. Mercure en VII (la communication) est heureusement puissant dans ce thème (en réception mutuelle avec Mars, maître de la Lune : l'opinion, la voix du peuple), et ce qui s'exprimera Dimanche aura un poids universel, n'étant autre que la volonté de la Nation imposée comme exemple au reste du monde  (Soleil en VII).

19 avril 2012

Elections présidentielles en France - 1ère partie : La fin de la Cinquième?

Le premier tour des élections présidentielles se déroulera Dimanche 22 Avril, en France métropolitaine. Les citoyens pourront voter jusqu'à la fermeture des bureaux, généralement autour de 18h00. Le dépouillement se déroule en général entre 19h00 et 20h00. Passons sur les enjeux de ces élections, il me semble les avoir quelque peu abordés dans ce blog en analysant les divers courants astraux actuels et leurs répercussions sur la psychologie des peuples. Ce qui me semble important avant de passer en revue les divers candidats, c'est de situer l'évènement dans son environnement historique réel. Il ne s'agit pas d'imiter nos politiciens : la crise n'a jamais été un contexte électoral, mais toujours un prétexte. Le véritable contexte des élections, c'est la République, et son enjeu, le maintien de l'idéal démocratique auquel elle est dévouée depuis sa proclamation en 1792. Analysons dans un premier temps la carte du Ciel de ce 22 Avril, pour Paris, aux alentours de 18h00 (cette carte n'aura bien entendu qu'une valeur indicative, dans la mesure où nous ne pouvons prendre en considération l'ensemble des territoires et départements qui constituent la France). Puis appliquons-la sur la carte de la 5ème République et sur celle de 1792 (le lendemain de la date officielle de l'abolition de la monarchie). Nous procéderons par la suite de la même façon avec les cartes natales des différents candidats (pas tous les dix, cela dit), en les comparant à ces trois thèmes événementiels.

Paris, 22 Avril 2012, 18h00
Elections Russes, 1er tour, 5 Mars 2012, 10h00, Moscou
En premier lieu, quel est le 'climat' de cette journée d'élections? Trois points importants sont à noter :  Une configuration planétaire de Grand Trigone dans l'élément Terre (Le Soleil vient d'entrer en Taureau) semble indiquer une volonté générale de pacification. Ce Grand Trigone de Terre (stabilité) est de plus renforcé par un double sextile à Neptune. Les possibilités de scandales, tromperies et fraudes impliquées par l'opposition Mars/Neptune sont neutralisées, a priori, par ce schéma planétaire. Les idéologies violentes semblent optimalement canalisées. A titre de comparaison, observons un instant la configuration générale des dernières élections en Russie, à l'issue desquelles V.Poutine a totalisé, entre autres, 99,76% des voix en Tchétchénie...

République, 22 septembre 1792, Versailles
Le second point à souligner est, évidemment, la conjonction Lune-Jupiter en Taureau, signe fixe, essentiellement matériel, de lente élaboration et de construction, dans lequel la Lune est exaltée.  Cette conjonction pourrait à première vue indiquer une tendance au conservatisme de l'opinion et des masses populaires. Elle peut aussi témoigner de l'attachement de ces dernières aux institutions, notamment électorales (la Lune symbolise le suffrage universel), à la patrie (voire au sol), et par conséquent une forte participation et un certain enthousiasme civiques. La Nouvelle Lune (conjonction Soleil-Lune) en Taureau ayant lieu la veille, il y a tout lieu de penser que ce premier tour reflètera parfaitement la volonté et la vitalité nationales. Une NL peut aussi exprimer, évidemment, une volonté de renouveau. Il est intéressant de noter toutefois que cette conjonction se produit dans la Maison V de la République (1792), le secteur en lien avec l'expansion culturelle et l'éducation. Le Soleil quant à lui est conjoint au Saturne de la République dans le même secteur, mettant en lumière la responsabilité politique dans ce domaine. On pourrait penser, si les idéaux républicains ont encore un sens (Ju trigone au Mer de la République), que la volonté générale demeure le maintien (So-Sa et Lu-Ju en Tau) de 'l'exception culturelle' Française et son rayonnement international.

Il en va tout autrement si l'on prend pour référence le thème de la Cinquième République (pour Paris, heure de fermeture des bureaux de vote), puisque cette conjonction tombe en XII (les inimitiés) et forme un carré (tension) à Uranus, la planète des bouleversements politiques, dans un secteur concernant la jeunesse et/ou les pays voisins (pensons à l'Europe)... Il est vrai, si l'on en croit certains récents sondages d'opinion, que les intentions de vote déclarées des jeunes Français ont de quoi surprendre puisqu'elles iraient de préférence vers les deux extrêmes politiques : Un fait inhabituel en soi (Uranus). Est-ce à dire que le peuple (Lune) se lasse (Lune en XII / Uranus) des institutions (Jupiter) de la 'Cinquième' ? Se détache (Vénus également en XII-Uranus) de ses représentants conventionnels? Le dépouillement pourrait en tout cas réserver quelques surprises (Lune en M XII, les opinions cachées). La 'stabilité' impliquée par le Grand Trigone de Terre et par la conjonction Lune-Jupiter en Taureau pourrait bien ainsi n'être que toute relative. Rien n'existe en soi-même par soi-même, un climat peut être une promesse, ce n'est jamais ni une conjoncture ni un contexte suffisants. En outre, Saturne rétrograde demande des comptes.
5ème République, 28 septembre 1958, 22:00, Paris

Ceci nous amène au troisième point qui est la conjonction Mercure-Uranus en Bélier, et sa réactivation du carré Uranus-Pluton. Ce degré de tension réactivée est le seul point noir évident de cette carte, mais il faut se souvenir que cet aspect de carré entre deux planètes générationnelles, donc extrêmement lentes, couvre une longue période, au point d'être le plus souvent imperceptible, à moins d'être relayé par une planète rapide. On l'a vu notamment à l’œuvre non seulement lors des soulèvements populaires massifs du Printemps Arabe, sous la Grand Croix Cardinale de l'année dernière, mais aussi dans des catastrophes comme à Haïti ou à Fukushima, ou encore dans les tensions qui ont secoué le monde financier, les émeutes de Londres, le mouvement des indignés... Un tel aspect peut impliquer des oscillations extrêmes,. des transformations profondes, des mutations sociales, des bouleversements de paradigme. Uranus est la planète des révolutions. Pluton est  liée aux richesses, aux gouvernements de l'ombre, au terrorisme, financier ou non... autant de sujets qui ont alimenté les débats publics ces dernières années. Elle est également astrologiquement liée à la Mort. 


Ce carré n'affecte pas la carte de la République de 1792, où Uranus est d'ailleurs opposé à Pluton dans les deux secteurs financiers en natal. On peut presque parler d'une réception mutuelle dans la mesure où Pluton est dans le signe du Verseau, maîtrisé par Uranus, ce dernier en Lion se trouvant dans le secteur VIII gouverné par Pluton... Par contre la fameuse conjonction Lune-Jupiter du 22 avril tombe au beau milieu de cette opposition, formant un schéma astral très critique, un Carré en T. Il s'agit d'une remise en question profonde, populaire, quasiment culturelle, des puissances cachées ou corrompues. Ce carré touche surtout les banques et la finance en général et il est bénin, si j'ose dire, (rappelons que Lu-Ju se trouvent en Tau en M V, et précisons qu'une réception mutuelle même approximative agit plutôt en faveur de la conciliation des opposés), en comparaison de ce qui touche le thème de la Cinquième République ce jour-là :


La conjonction Mercure-Uranus du 22 Avril est exactement opposée au Soleil de la Cinquième République, sur l'axe cardinal V/XI (Balance/Bélier). Uranus en Bélier peut être conflictuel (le maître du signe est Mars), bien qu'en XI il s'agisse surtout de débats d'opinions dans le cadre républicain (parlement, urnes). C'est ce qu'indique la conjonction. Mais les opinions peuvent être extrêmes, et une opposition au Soleil est toujours un aspect très critique en Mondiale. Il peut s'agir d'un rejet du Président en place comme il peut s'agir d'une remise en cause pure et simple de la Constitution. Pluton transite la VII, les adversaires puissants et les ruptures. D' ailleurs, l'opposition Mars/Neptune du 22 touche de plein fouet le Pluton de la Cinquième, sur l'axe fondateur IV/X. La conjonction Mars-Pluton est toujours très destructrice, Neptune en Maison X (l'exécutif) pouvant en outre exprimer la prépondérance de nouveaux idéaux sur les anciens. Mars en IV montre une opposition puissante capable de discréditer complétement le pouvoir en place et sa représentation. Pour ne pas dire le régime dans son ensemble. Bien sûr certains aspects tempèrent cette opposition explosive, notamment un trigone Mars-Soleil et un sextile de Mars à la conjonction Jupiter-Neptune de la Cinquième... Mais qui sait si cette dernière n'est pas morte depuis longtemps... Sa Constitution réécrite (la 'règle d'or' de M. Sarkozy n'impose-t-elle pas des garanties financières?) la corruption de ses élites, les arrangements commerciaux, ses lois remaniées chaque jour, et l'Europe elle-même l'auront réduite à néant, sans révolution, à l'usure...  

De fait, une carte événementielle peut sembler refléter un climat général parfaitement serein (comme celle du 22 Avril) et pourtant révéler des tensions sous-jacentes assez extrêmes lorsqu'on la situe dans un contexte plus précis, en multipliant les points de référence. Il en va de même pour les cartes natales des candidats à cette élection présidentielle, que nous allons donc étudier en détail de la même manière.







             






17 décembre 2011

Réflexions sur Saturne et Vénus en Réception Mutuelle (Nov-Déc 2011)

Ni dieu ni maître - Louis Auguste Blanqui  (1805-1881) (Vénus en Capricorne/Saturne-Uranus en Balance. Sol Verseau, As Scorpion)


Saturne, maître du Capricorne, transite le signe de la Balance depuis Septembre 2009, et Vénus, dont le domicile est en Balance, est entrée en Capricorne le 26 Novembre 2011. En termes astrologiques, les planètes sont en réception mutuelle. C'est une configuration qui possède une certaine force même lorsque les deux corps ne s'aspectent pas mutuellement. ♄ est une planète lente, dont l'impact est par conséquent profond sur les plans individuel et collectif. Le transit d'un signe par une lente constitue très souvent sur ces deux plans un changement de paradigme sensible dans un processus évolutif. En outre il existe entre ces significateurs des affinités particulières que les astrologues nomment dignités : On dit ainsi que ♄ est exalté dans le signe de la ♎. Ces astres en signes possèdent une valeur archétypale très riche qu'on ne saurait naturellement épuiser par l'analyse, mais on pourrait résumer par exemple la configuration ainsi : ♄ et le ♑ symbolisent les normes établies, les traditions. ♀ et la ♎ symbolisent les rapports affectifs, la vie sociale. Par conséquent cette réception mutuelle se révèlera particulièrement agissante (signes cardinaux), de façon généralement positive, dans tous les domaines régissant les rapports sociaux. La justice et les lois, bien sûr (♎),  mais ce n'est encore qu'une piste parmi d'autres. Revenons sur cette conjoncture plus en détail. 

Ingression de Vénus en Capricorne,  26 Nov 2011, 14:40 TU










 
Dans l’idéal, sur un plan personnel, cette configuration aura permis la consolidation des affinités réelles et profondes et la relativisation des relations superficielles, parfois de façon très réfléchie, systématique et tranchée, par le transit de ♂ en ♍ et la rétrogradation mercurienne ; le renforcement des responsabilités au sein de la collectivité comme le besoin de définir des règles dans le jeu des rapports, ou de les rappeler. On désire prendre le temps de s’impliquer dans une relation qu’on souhaite durable, persévérer, s’attacher à des valeurs sociales, y-compris morales, plus solides. Avec ☿ ℞ il peut y avoir un besoin de recueillement et de maturation affectifs, une prise de distance qui pourrait d'ailleurs passer pour de la froideur, une forme de repli sur des valeurs plus proches de soi, un dépouillement des faux-semblants qui peut conduire au bout du compte à un engagement plus ferme dans une relation, ou à l’inverse au choix délibéré de la solitude. Attention à ce propos au carré ♀/♅ à 0°♈, degré de puissante impulsivité et d’explosivité qui préside à l’ingression, et qui peut faire littéralement voler en éclats les liens affectifs d’une façon aussi soudaine qu’irrationnelle en apparence (21-28 nov). 
 
Sur un plan général la longue station uranienne et le carré vénusien de l’ingression jouent ici aussi malheureusement leur rôle, mettant l’accent notamment sur l’abus des valeurs sociales et de l’autorité morale. Ou vice-versa.

La condamnation en justice de l’ancien Président de la République Française Jacques Chirac pour détournement de fonds publics, abus de confiance et prise illégale d’intérêts en est un exemple à la fois inédit et frappant. La reconnaissance par l’Eglise Néerlandaise de sa responsabilité morale et juridique dans 20 000 affaires de pédophilie impliquant des prêtres en est un autre.

Mais la situation est plus complexe, elle relève d’une prise de conscience d’ordre socioculturel. 
   
La culture n’est rien d’autre que la création de liens psychoaffectifs. L’esprit humain crée des liens en permanence, relations logiques et para-logiques,  affectives et morales. Certains liens sont si  anciens qu’ils forment à proprement parler une structure psychologique supra individuelle et interindividuelle. A l’inverse, d’autres s’alimentent du besoin d’appartenance sociale jusqu’à l’absurde, comme dans le langage de la presse populaire qui est finalement celui de l’opinion publique. 

Nous souviendrons-nous plutôt de
Nouveau !  la tempête Joachim (1) 

ou de la puissance de l’Elément traditionnellement redoutable en Décembre sous nos latitudes [arch.] ?

Cet exemple (assez lamentable, j’en conviens, pour ne rien dire du procédé) voulait montrer que ce qu'il faut entendre par culture  est à proprement parler la psychologie collective même – non pas la « psychologie de masse » qui fait et défait l’opinion générale en un concours incessant de superficialités fugitives à consommer machinalement, mais la psychologie radicale d’une humanité intemporelle que la "postmodernité" ne s’emploie qu'à masquer dans sa quête béante (et apparemment lucrative) d'un sommeil sans rêves.
Il est possible de penser en effet que la tentative de déconstruction des schémas de pensée hérités (lesquels sont la culture même de l’espèce, sa psychologie et son vitalisme) que semble sous-tendre cette "postmodernité", peut n'être rien, en fin de compte, que le prétexte, l'avant-garde cynique d’un ultra-individualisme à venir, avec un risque : celui de la destruction des garde-fous sociaux, héritage sans prix constitutifs des états-peuples-nations modernes (libertés civiles, démocratie, égalité des droits… dont parfois les esprits gagnent à être affectés)... Ou bien sert d’autres intérêts que ceux des individus mêmes (car la psychologie véritable est celle des individus), en les exilant de leur fond culturel (2).

 Dans tous les cas elle nuit également, il me semble, à l’intérêt général, et ce malgré un apparent et paradoxal tissage de liens associatifs souvent trop absurde et dérisoire pour être autre chose qu’un, disons stratagème, mercantile.
 
 C’est que cette configuration de réception mutuelle s’oppose, dans toute sa pureté archétypale, à la fois à "la culture des masses" et à "l'élitisme intellectuel" que je viens de décrire sommairement. Les valeurs vénusiennes en ♑ sont les relations profondes, ancrées. ♄ en ♎ insiste sur la solidité des liens éprouvée par les âges et usages. Et iI semblerait que les hommes soient sur le point de se soumettre à des valeurs beaucoup plus capricieuses et fluctuantes, qui voudraient leur imposer en sus des règles d’austérité (♀/♄/♅) ?

 La crise que nous traversons serait déjà suffisamment aigüe et douloureuse en elle-même sans devoir y ajouter : 
  • Des hyper réactions (♅♈, notamment dans sa phase de rétrogradation) réelles (immédiateté, urgence, difficulté à prendre un recul capricornien nécessaire pour dominer et coordonner des sentiments multiples et contradictoires) à une situation en grande partie chimérique (♆) entretenue affectivement (la réception mutuelle implique l’information en tant que droit – et devoir - civique mais aussi l’information au sens littéral et étymologique de « donnant forme » aux opinions, d'abord, aux habitudes de comportements ensuite : le fond psychoaffectif de toute information est vénusien). Pour preuve, on invoque déjà la "conjoncture" (3) comme on devait s’y attendre, alors que la cause première de l’enchaînement des déboires financiers mondiaux depuis 2007 (Opposition ♄/♅) n’est qu’un problème de structure bien plus ancien qu’on se refuse à considérer franchement, et uniquement cela.
  • Et des habitudes fâcheuses : Seuls des appétits particuliers irrationnels et déréglés (♅) peuvent trouver dans des structures (lorsqu’elles existent) totalement obsolètes (♄) un profit occasionnel et très relatif. Laisser faire n'a jamais rajeuni un système corrompu. Et le laisser aller néo-libéral n’est, en toute logique, ni de la culture ni de l'éducation. En acceptant la soumission de l’esprit des nations (c’est-à-dire de leur constitution même : ♄♎ est le Contrat Social, ♀♑ l’engagement et la responsabilité morale) à des « règles budgétaires » quand les financiers qui les exigent n’obéissent eux-mêmes à aucune déontologie, fait-on autre chose qu’assister à une acculturation massive programmée, une mutation sociale pour le pire ? (♄-♀/♅ longtemps stationnaire à 0°♈)
Nous en sommes là, et les manifestations d’indignation mondiales survenues sous ♄♎ apparaissent comme des réactions particulièrement  saines et légitimes lorsque les outrances uraniennes viennent choquer le sens du devoir de ♀♑. Pour être libres, il suffit parfois de faire silence et de s'écouter, soi.(4)

 
D’ailleurs en s’en emparant et en les transformant systématiquement en biens immédiatement consommables, la « culture de masse » a largement contribué à user les liens affectifs générationnels (ce qui conduit à un complet contre-sens, vraiment typique d’une fin de cycle Neptunien). Peut-être d’ailleurs à son insu aura-t-elle contribué à l’émergence de nouveaux rapports intergénérationnels, mais il est  de toute évidence beaucoup trop tôt pour le dire.

♀ quittera le ♑ pour le ♒ le 20 Décembre vers 19h00 (TU), formant un sextile avec Uranus (Maître du Verseau) qui relâche les tensions sociales pour un temps. Attention à ne pas les transférer sur le plan individuel, en particulier à la nouvelle Lune du 24… Transformez-les plutôt en inventivité et en originalité. Ou revoyez pour le plaisir Le Président, de Henri Verneuil – Ça rend lyrique et impitoyable. Comme ♀-♅.    

(1)      ... qui apparemment a « surpris tout le monde » récemment, comme la neige (Denise ?) l’hiver dernier, les inondations (Josette ?) il y a deux ans… du reste, sans polémiquer vainement plus avant, pourquoi pas Raymond la vague, le caillou Robert, ou l’huissier Moya ? Gagnons du temps… On ne saurait être à ce point en manque d'objets et de partage d'affection, et d'ailleurs nul ne se permettrait de la diriger à notre place, si ? ♀♑ nous rappelle à un sens des valeurs plus mesuré, plus distinctif et réfléchi, ce qui inclut nos habitudes de consommation..

(2)     La culture du déracinement de l'imaginaire n'a finalement pour effet que le déracinement de la culture: C'est l'oubli des structures de l'imaginaire (cultivé dans l'incitation à l'ignorance) qui, en fin de compte conduit à sa répétition indéfinie et indéfiniment déformée en un perpétuel rêve éveillé, ou plutôt en une mise en abîme insensée, ce "culte hyperbolique de la mystification" auquel faisait référence Gilbert Durand. Quoi qu'on en dise les penseurs modernes sont bien d'avantage les penseurs de la modernité que des déconstructeurs de facto du passé, car on ne peut véritablement penser la modernité qu'en prenant du recul par rapport à elle (c'est-à-dire somme toute en la tenant littéralement en respect), et ceci (diamétralement) à l'inverse de la tradition que l'on ne saurait véritablement appréhender que de l'intérieur. La déconstruction systématique du travail de nos prédécesseurs procède d'un principe simplement analytique auquel se heurte en permanence l'impossibilité d'atteindre ni à l'empathie, ni à l'objectivité : On s'indigne ou on se gausse des sociétés qui ont précédé la notre pour toutes sortes de "raisons", mais la raison principale en est bien souvent (pour ne pas dire la plupart du temps) qu'elles ne sont pas la nôtre - ce qui devrait suffire en général à suspecter raisonnablement les raison évoquées... Sans être nécessairement passéiste il ne faut rien méconnaitre de ce que la notion de tabula rasa peut recéler en fait de supercherie appliquée à l'humain sans entendement. Les principes de l'astrologie généthliaque elle-même ne sauraient s'exercer sur une terre vierge, mais bien sur un terreau culturel préexistant qu'elle ne fait que confirmer.

(3) L'opinion assimile déjà la plupart des maux réels et imaginaires aux "conséquences de la crise"...   

            (4)  Certains n'en ont jamais fini avec eux-mêmes, les autres semblent n'avoir rien à se dire. Adam Smith qui était un moraliste chrétien avant d'être un économiste avait postulé que le développement de la conscience de soi, prise au sens de jugement, passait nécessairement par l'intervention d'un "spectateur idéal et impartial", dieu ou maître dont l'homme attend en permanence les approbations ou réprobations pour justifier sa conduite morale. Toutefois, il concluait que c'est l'ignorance des règles de justice qui pousse certains individus à s'enrichir aux dépens des autres. Il n'y a guère chez Smith comme chez ses disciples que la "théorie de la main invisible", le recours à la providence divine, pour tenter d'expliquer comment la seule poursuite des intérêts particuliers, c'est-à-dire la seule libération généralisée de l'instinct de domination, peut conduire à la réalisation de l'intérêt général. "Apprendre, rétorque Élisée Reclus, c'est au contraire la vertu par excellence pour l'individu libre se dégageant de toute autorité divine ou humaine; il repousse également ceux qui, au nom d'une "Raison suprême" s'arrogent le droit de parler pour autrui et ceux qui, de par la volonté de l’État, imposent des lois, une prétendue morale extérieure codifiée et définitive". N'est libre pour ce dernier que l’individu qui a forgé par une éducation personnelle ses propres principes éclairés par la raison. Il ne s'agit ni plus ni moins, au bout du compte, que de la question de la perfectibilité humaine en laquelle Smith, lui, ne croyait pas sans une intervention providentielle supérieure et "régulatrice", dieu ou le législateur (considéré ou non d'ailleurs comme exempt de cet instinct de domination). Or le résultat de la modernité fut un basculement radical dans le processus d'élaboration des consciences individuelles qui, partant de la verticalité (de la prière, par exemple), aboutit à l'horizontalité du rapport intersubjectif, de la confrontation ou du dialogue permanents, intériorisés ou extériorisés, avec autrui. Un des problèmes d'une telle subjectivité selon E.Forgues est le suivant : Parce qu'elle nécessite le mode biographique, donc ne mobilise que le langage suivant le postulat structuraliste que ce dernier épuiserait la conscience, elle tend à réduire le psychisme, la symbolique, à de simples signes, ce qui, entre autres mécanismes, a conduit à considérablement appauvrir l'univers intérieur de l'Homme (Cf Gilbert Durand), et abouti à l'impasse psychologique : Ex Nihilo, Nihil. C'est la raison pour laquelle Forgues insiste sur la nécessité de "saisir la spécificité de l'activité auto-réflexive médiatisée par des symboles qui puise à des ressources de sens indépendantes des structures linguistiques" (Vers un tournant symbolique post-structuraliste en sciences sociales, Montréal, 2000). 

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09 août 2011

Emeutes à Londres (Mars en Cancer)

"Explosions" disions-nous à propos de l'opposition Mars-Pluton... "Destructions massives, effondrements"... Cette dernière semaine s'est illustrée par trois événements marquants. Le premier, c'est le vote (dans l'urgence, encore!) par le congrès américain d'un accord sur le relèvement du plafond de la dette, et la dégradation de la note du pays par les agences financières qui s'est aussitôt traduite par un effondrement des marchés. Le problème de la dette des États devient donc un problème mondial (1).

Le second, c'est le passage de la tempête tropicale Emily sur les Antilles, qui n'a pas épargné Haïti déjà dévastée par plusieurs violents séismes au début de l'année 2010 (♄☐♇ & ☾☐♅). Ces deux événements sont peut-être liés à la réactivation de la Croix Cardinale de Juin par le transit de la Lune sur Saturne autour du 3 août. Saturne, par le biais de la Lune, s'oppose de nouveau à Uranus, configuration qui a présidé à l'effondrement boursier de 2007-2008, et à toutes les crises financières suivantes (depuis Septembre 2007 en effet ces deux planètes étaient en vis-à-vis, au gré de leurs rétrogradations respectives jusqu'à cette dernière activation). Ajoutons que cette opposition teste la solidité et les fondements des structures, qu'il s'agisse  des structures mentales et institutionnelles comme en fin 2007 (♄♍) ou des infrastructures. En Balance il peut s'agir aussi des structures relationnelles et  humanitaires : En Haïti il a fallu déplacer les dizaines de milliers de réfugiés des camps en un temps record... Les inondations et les glissements de terrain n'ont par contre pas épargné les habitations encore debout. 

Reuters

Ou encore, les fondements de la justice et d'un certain équilibre social... On me pardonnera, je l'espère, mon manque apparent d'orthodoxie si je précise le fond de ma pensée : L'opposition de deux lentes laisse une trace profonde dans la mesure où non seulement elle met en lumière une situation existante mais aussi dans la mesure où elle s'étend dans la durée (quatre ans). Elle crée un nouveau paradigme et affecte les structures de la pensée. C'est la raison pour laquelle je lierai également les événements londoniens actuels à cette configuration "passée", car outre que celle-ci par son ampleur n'est pas soumise à la précision des orbes traditionnellement acceptées pour une opposition, les problèmes qu'elle a mis en lumière n'ont surtout pas été résolus, et en aucune manière. Les responsables de la catastrophe économique du siècle sont toujours à leurs postes et il n'y a pas eu de remaniement d'un système financier défaillant dans ses fondements mêmes. Au contraire, on a sauvé les organismes de crédit et reporté de façon massive les pertes sur les contribuables des États touchés. On n'a pas résolu les crises successives. Les "politiques de rigueur" mises en place sont apparues aussi soudainement que la "nécessité générale" pour les États de se désendetter. Tous partis politiques confondus ont admis cette "nécessité", si bien que finalement, la rigueur touchera avant tout les ménages les plus défavorisés, souvent eux aussi endettés et encore obligés d'emprunter, déjà frappés par la hausse des prix. Sans parler des remises en cause des prestations sociales : La Grande Bretagne fait ici figure de pionnière, David Cameron, premier ministre, ayant fait voter en Mars une loi obligeant les allocataires de prestations à effectuer des travaux d’intérêt général sans rémunération (comme des criminels ou des esclaves, en plein XXIème siècle... J'encourage le lecteur à consulter la Déclaration universelle des Droits de l'homme!). Peut-être se trompe-t-on un peu de responsable, et peut-être une certaine tension sociale risque-t-elle de s'exacerber. Cette tension est dans le Carré en T (crise) que ♂ vient de réactiver avec ♇ & ♅ (deux lentes, encore), les planètes des révolutions profondes. Nous l'avons rapidement abordée (et nous y reviendrons), cette position particulière de Mars en Cancer a été occupée déjà à plusieurs reprises par plusieurs astres rapides qui ont préfiguré cette situation tout au long du mois de Juillet. 

London, G.B. 17h30 GMT

Les émeutes ont éclaté "en fin d'après-midi" selon la police. On peut raisonnablement fixer l'heure à 17h30 GMT, ce qui nous donne une carte avec des positions angulaires pour le carré en T et la Lune au MC. La lune est en effet un facteur important à prendre en compte pour le déclenchement des événements. En Scorpion, elle est maîtrisée par Mars (réception mutuelle en Cancer) et Pluton simultanément, à qui elle envoie en outre deux aspects problématiques! La bissectrice du triangle ainsi formé entre la Lune, Mars et Uranus est l'opposition de la première avec Jupiter (extension des problèmes de communication entre la jeunesse et l'autorité) (2). Ce dernier aspect implique en outre un manque de modération dans les réactions. En Scorpion, la Lune indique une sensibilité émotionnelle du peuple et de l'opinion publique qui occupe ici la MX, l'autorité de la Nation et les événements déterminants pour elle. Elle est dans son premier quartier, donc carré au Soleil et à Vénus (les valeurs politiques) en VII : rupture de contrat (Vénus, planète sociale par excellence, est, en outre, combuste) et conflit avec la volonté collective (c'est-à-dire l'autorité la représentant). 

Aspectant Mars et Uranus en carré, il y a déclenchement violent et explosif d'une crise latente. D'ailleurs Mars est exilé dans le signe du Cancer, ce qui le rend particulièrement malveillant si des critères émotionnels entrent en jeu, ce qui semble avoir été le cas ici. Réactif, agressif, il est aussi légèrement hors des limites de l'écliptique durant tout le mois d'Août, ce qui l'incite à s'écarter des règles. Carré à Uranus et opposé à Pluton, c'est un puissant détonateur, mais aussi un indice du problème, puisque le signe du Cancer, selon certains astrologues, représente particulièrement nos démocraties occidentales arrivées à un certain niveau de développement. Anecdotiquement, Uranus est à la fois l'astre des révoltes (surtout ici au FC) mais aussi des communications téléphoniques, qui, semblerait-il, ont joué un certain rôle dans l'explosion populaire londonienne... Enfin Pluton veut la destruction pour la destruction à l'ascendant. C'est la dynamique de l'émeute qui régit cette carte.

On ne saurait conclure sans revenir sur l'axe Mercure-Neptune, toutes deux rétrogrades, dont nous avons déjà évoqué l'effet insidieux sur la psychologie individuelle. Neptune dirigeant les idéologies des masses, elle peut aussi bien, lorsqu'elle est rétrograde (c'est-à-dire plus puissante et moins maîtrisable), présider à leur folie. Opposée à Mercure R, ici à 0 degré Vierge, c'est l'échec des négociations, le refus des discussions raisonnables et le manque d'arguments (Saturne en Balance) qui entraîne une forme de déchaînement collectif sans idéaux partagés. Les appétits individuels encouragés et frustrés se satisfont hors de tout contrôle et Mercure R en VIII/Neptune R en II (pillages) donne une réponse à des exigences impossibles à satisfaire (La Vierge en VIII peut signifier un travail impossible au service d'une dette, Mercure R exprimer l'échec de la politique d’État en la matière et Neptune celui de l'idéologie de la consommation de masse).




Notes

(1) Comme nous le disions ailleurs, la "crise des dettes souveraines" n'est qu'une autre expression pour la crise du modèle financier, puisque la finance internationale n'existe que par la dette, c'est-à-dire par les taux d'intérêt faisant grimper cette dette de façon exponentielle. Ce n'est que secondairement un problème politique, quand par exemple les États empruntent massivement (à qui, sinon à d'autres banques, ou directement par des emprunts dits d’État?) pour renflouer des établissements financiers privés qui se sabordent par des abus spéculatifs (subprimes), accroissant ainsi encore la dette "souveraine". La nationalisation était une solution moins onéreuse qui rendait les transactions plus claires, voire contrôlables. Le problème des spéculations sur les dettes se poserait sans doute moins durement aujourd’hui à la BCE.

(2) Ces deux aspects lunaires sont des sesqui-carrés, qu'on interprète souvent entre autres comme un besoin de surcompensation dû à un blocage incapacitant de la participation sociale. Ce sentiment aurait pris avec Jupiter une ampleur démesurée...     

02 août 2011

Quelle carte pour la révolution Syrienne? (3)

Nous sommes plus que jamais déterminés à maintenir et accroître la pression sur le régime pour que le sang cesse de couler en Syrie. Nous attendons que le Conseil de sécurité des Nations Unies s’exprime fortement et clairement, et tout particulièrement après la répression sanglante qui a fait plus de 100 morts à Hama. (Ministère des affaires étrangères, 2 Août 2011)

Manifestations à Deraa, Syrie, 2011
Le 31 juillet, les "forces de sécurité" syriennes sont intervenues avec l'appui de l'armée et des chars dans les villes rebelles du pays faisant 139 morts (sans compter les blessés, les emprisonnements et les tortures) parmi des manifestants qui ne faisaient que chanter des slogans de protestation contre un régime oppressif interdisant la libre pensée et la liberté d'expression. Ces crimes sont désormais connus comme le Massacre du Ramadan. Pendant ce temps à l'ONU des pays comme l'Afrique du Sud, l'Inde ou le Brésil continuent de soutenir Bachar.

J'ai longuement étudié la carte du 15 Mars, second "Jour de Colère" du peuple Syrien, et décidément, non, on ne saurait en faire un jour capital de naissance (astrologiquement) pour la révolution. Non pas que j'en nie l'importance, on ne saurait fermer les yeux sur un tel soulèvement populaire et une telle tuerie, mais j'estime qu'il ne fait que s'inscrire dans un mouvement qui a ses racines à une date antérieure.

15 Mars 2011, Damas, Syrie 12h00 (GMT+2)
Sur cette carte, on voit certes une Lune en Cancer (domicile traditionnel) de second quartier à l'As, et une conjonction Soleil-Uranus en X. La Lune peut ici à l'As très bien refléter l'opinion générale et un fait marquant en rapport avec le collectif, notamment en ce qui concerne les traditions et les racines mais aussi en rapport avec des élections (?). On notera que la Lune à l'As en mondiale peut indiquer l'instabilité populaire, mais ici en Cancer cette "instabilité" est renversée, puisque la Lune en domicile reflète au contraire la légitimité du mouvement. Les aspects qu'elle forme avec la conjonction Uranus-Soleil en X-IX (changements profonds dans la politique gouvernementale, voire dans le destin de la nation) sont traditionnellement interprétés de façon positive par les astrologues. Uranus au MC marque de toute façon un changement radical de gouvernance. Par contre la conjonction solaire incite à s'interroger. Elle indiquerait une entente possible entre le peuple et les dirigeants politiques, mais Uranus en Bélier peut être extrêmement agressif, et Mars (Maître du MC) se trouve en IX, du coté des lois du pays et conjointe au Soleil. Comme on le voit, si la carte du 5 Février excluait quasiment Assad, ce n'est plus le cas.

Il y a donc un sérieux problème de communication entre les deux forces en présence (confirmé de longue date, mais particulièrement en évidence ici). Ce problème est mis en avant par plusieurs indicateurs.

Nous avons une belle conjonction Mercure-Jupiter au milieu du ciel en Bélier, exprimant une détermination et un enthousiasme expansifs pour débattre de questions constitutionnelles, législatives et/ou religieuses. Les chambres de représentants parlementaires (Jupiter-Mercure) dominent ici sur le chef de l’État (en IX), du moins dans l'idéal. On affirme la démocratie et la libre circulation des idées.

Malheureusement, et c'est là mon second problème avec cette carte, cette expansivité communicative se heurte à deux aspects malheureux, une opposition avec Saturne au Nadir (la révolution) et un carré serré avec Pluton : l'occultation de l'information, les abus de pouvoir des fonctionnaires d'état, de la "sécurité", l'emploi de la force armée, les destructions massives (les massacres). En carré avec le MC, c'est une crise profonde qui peut être durable, avec Saturne (restrictions, mesures de rigueur) maître du signe lui aussi en aspect problématique avec la conjonction. Or le signe de la balance où se trouve Saturne est intercepté en M IV (la révolution). La Balance dont la planète maîtresse Vénus est mal aspectée se rapporte ici au contrat social et à la justice. En outre, si le FC est mis "entre parenthèses" par l'interception, le MC en Bélier où se trouve la conjonction l'est également. C'est une autre sorte d'occultation, mais aussi d'affliction, de tous les idéaux dont est porteur le soulèvement et que l'on voit au contraire dignifiés sur la carte du 5 février.

En somme il s'agit de la carte non d'une révolution mais d'une répression. On doit se souvenir de cette journée sanglante et de celles, nombreuses, qui ont suivi, c'est entendu, mais il serait dommageable, je pense, d'en faire un symbole directeur du soulèvement.

26 juillet 2011

Quelle carte pour la révolution Syrienne? (2)

Nous n'avons qu'un souhait
Laisse-nous les lettres, et laisse-nous les mots
Nizzar Qabbani, Le Père de l'Ignorance 


Il y aurait encore beaucoup à dire sur le ciel de ce 5 février 2011 en Syrie. Ainsi, par exemple, la MI en Gémeaux place le potentiel de la Nation syrienne sous le signe de la communication. Les idées et les courants de pensée et l'information se propagent sans problème et rapidement, contrastant avec la propagande, l'intimidation et le culte de la personnalité du régime Al Assad. C'est tout à fait conforme à ce que j'ai pu en voir. Mercure en IX facilitant les échanges et les réunions populaires en XI (où se trouve Jupiter en Bélier), fait quasiment de ce besoin d'information et de communication une priorité nationale… D'ailleurs le Nœud Nord en VII conjoint à Vénus  témoigne de ce besoin d'une identité acquise à-travers les relations collectives (Le carré Vénus-Jupiter ne fait que souligner  la rupture d'un contrat social - je pense que cette dernière est désormais un fait acquis - et l'abolition de la part uranienne d'individualisme exacerbé).  D'où peut-être cette détermination impressionnante à se rassembler, coûte que coûte, en nombre et sans violence, face au danger réel des snipers et des tanks. Pluton même, à sa place en MVIII, ne symbolise pas, on vient de le voir, la mort de la collectivité mais bien les deuils nationaux et la défaite du régime qui en est responsable (1). Le résultat n'a pas de prix, sauf sans doute celui du sang versé par les dizaines de milliers de victimes de la répression.

Notes

(1) Rappelons que le père de Bachar, Hafez Al Assad, avait lui aussi fait massacrer une foule de manifestants, à Hama, dans les années 80, et exécuté sommairement des centaines d'opposants durant son règne.    

25 juillet 2011

Quelle carte pour la révolution Syrienne? (1)

Je m'étais proposé le 5 févr. comme le début du soulèvement du peuple syrien contre le régime de Bachar al Assad (dont la famille est à la tête du pays depuis les années 70), puisque les insurgés et leurs porte parole ne se réclamaient jusqu'il y a quelques jours ouvertement d'aucune date symbolique particulière, contrairement par exemple aux révolutionnaires Libyens dont le  mouvement fut déclenché par un "jour de colère" particulier et par sa répression le 17 février.  Dans la mesure où les porte-parole du peuple libyen, aux aspirations démocratiques, s'inscrivent eux-mêmes dans le prolongement de ce jour symbolique, il va sans dire que la date de la carte pour la Libye était toute trouvée.

L'expression "jour de colère" - employée d'abord en Egypte semble-t-il- a malheureusement émergé à plusieurs tragiques reprises au cours des mois derniers, lors d'un "printemps arabe" initié en Tunisie et qui s'est propagé a-travers le Maghreb et une partie du moyen orient. Mais le cas de la Syrie est aujourd'hui particulièrement préoccupant et particulièrement tragique.

Si en Libye la révolution est toujours dans son mouvement ascendant, comme en Syrie, elle s'y fait là cependant par les armes, l'Armée de Libération bénéficiant en outre de fonds, de livraisons d'armement et d'un soutien logistique et technique de la part de plusieurs pays et d'une reconnaissance de l'ONU, tandis qu'ici elle est littéralement désarmée et isolée du monde. Un embargo est apparemment systématiquement brisé par le voisin Iranien, permettant au dictateur et à ses forces de "sécurité", appuyés par l'armée, d'importer les tanks et autres armes lourdes qui servent à perpétrer de véritables massacres dans la population. Nos journaux en parlent peu mais ne peuvent passer complètement sous silence l'héroïsme extraordinaire de ce peuple; l'ONU est divisée (Russie et Chine soutenant le régime du tyran). Mais les échos  et les images bouleversantes qui nous parviennent nous montrent chaque jour que la révolution en Syrie a ses spécificités et son exemplarité.

Il y a eu plusieurs "jours de colère" en Syrie, chacun d'eux réprimé massivement dans le sang. Mon propos ici est de comparer deux dates particulières du soulèvement populaire, celle du 5 février, (suite au premier appel) début de la protestation populaire notamment à Al-Ha saka  et Alep dans le Nord  (Slogans demandant le départ de Bachar Al Assad, manifestations brutalement dispersées, ou globalement empêchées par des manœuvres de dissuasion et d'intimidation, et vastes arrestations d'opposants actifs, intellectuels et humanitaires) et du 15 mars (suite au second appel). L'ONU, au débat du conseil de sécurité du 30 avril, situerait plutôt le début des révoltes à cette dernière date, suite à l'arrestation à Deraa (Sud Ouest) d'enfants ayant écrit des slogans anti régime (manifestations importantes, répressions sanglantes). De nombreux Syriens ont semble-t-il accepté cette dernière date, car la protestation fut dès lors massive. Je ne voudrais créer aucune polémique, ni m'étendre sur des considérations "géostratégiques", seulement comparer les deux cartes pour 12h00, heure locale (GMT +2) et pour Damas, capitale historique, en regard des évènements ultérieurs. Les deux cartes sont de toutes façons parlantes et représentatives de la situation dans le pays. 
5 Février, 12h00 (GMT+2) Damas
On remarquera avant tout une concentration des planètes autour du MC : Non seulement les attentes du peuple syrien sont mises en avant de façon spectaculaire, mais il y a une attente générale du monde concernant celui-ci. De toute évidence quelque chose est sur le point d'arriver. Au MC culminent en particulier le Soleil et Neptune (les idéaux) mais aussi la Lune (croissante en Poissons) qui indique un mouvement de "conscientisation" sans doute encore peu généralisé ou clarifié (mais sur le point de devenir un sentiment globalement partagé), en rapport avec l'entrée de Mars (en IX) et le Soleil en Verseau ainsi que Neptune jetant ses derniers rayons sur le signe culminant de l'émancipation. Ceci pourrait convenir il est vrai aux soulèvements arabes en général. Sauf que la lune au MC en Poissons souligne le pacifisme des idéaux (Neptune) éclairés (Soleil) : Les Syriens ont, à mon avis, illustré l'idée de revendication pacifique de la façon la plus exemplaire qui soit, or ces revendications étaient déjà dans les écrits et les discours des opposants au régime puisque Mercure est en M IX (la politique, la religion et les courants idéologiques). Mercure est le maître de l'As et en bon aspect avec la Conjonction Jupiter-Uranus du "printemps arabe" fin Poissons-début Bélier - ici en XI (Les alliances politiques, les relations internationales, les associations des droits de l'homme et les pays alliés). Cette carte ne saurait en aucune façon, sauf extrapolation grotesque, se rapporter au régime en place... 

[Edit : En fait la MXI concerne aussi le parlement et les ministres. Mais comme en fait de gouvernement il n'y a pratiquement que des proches d'Al Assad d'une part et que, d'autre part, le multipartisme était, jusqu'à Lundi, totalement inexistant, on comprend que la conjonction n'y est pas applicable au régime (1). Par ailleurs il serait étrange, quand même il se trouve à l'opposé de son domicile en Lion au FC (la politique intérieure, mais aussi la révolution) que le Soleil de cette carte, en Verseau représente Assad, car il est peu affligé en aspects. On objectera que Damas n'est pas Al Asaka ni Alep, mais la multitude des cyber-opposants (Mercure sext Uranus-Jupiter en XI, le parlement du peuple?) ne se limite pas aux habitants de ces deux villes! Le Soleil peut signifier ici non un homme, mais un principe directeur "exilé" c'est-à-dire absent de la vie politique mais proche des aspirations syriennes, et porté haut par les dissidents. Il peut cependant indiquer également l'exil prochain du dictateur]

 
(1)"Le gouvernement syrien a adopté un projet de loi autorisant le multipartisme pour "permettre l'alternance", d'après l'agence officielle Sana qui a diffusé l'information dans la nuit de dimanche à lundi.
Le multipartisme faisait partie des principales revendications de l'opposition. Le mouvement de l'ancien président Hafez Al Assad, père de Bachar, actuel chef de l'Etat, est, selon la Constitution, "le dirigeant de l'Etat et de la société". (Le Monde du 25-07-2011, AFP)
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